La Grande Vitrine

Galerie d’art photographique à Arles

4 août – 30 septembre 2023

A mi-chemin

nos histoires africaines

Fanta DIARA / KEKE / Pamela TULIZO / Françoise BENOMAR / Nasrine SAFA / Alun BE / Malick KEBE / O’Kiins HOWARA / King MASSASSY / Darios TOSSOU / Patrick SEARLE / Alain WATELLIER

C’est l’histoire de La Grande Vitrine et sa direction : relayer l’énergie et la fierté de l’Afrique, révéler des talents à travers de jeunes photographes et aussi accueillir des artistes de renommée internationale !

Le regard des photographes est essentiel. Ils partagent la soif de s’approprier l’histoire de l’Afrique qu’ils conjuguent au présent pour nous parler de politique, d’environnement, de réalité quotidienne, sans oublier leurs racines, à l’origine de leurs inspirations. Ensemble, ils expriment l’intensité du désir de vivre, l’urgence d’être humain dans la société contemporaine Africaine.
Leurs œuvres régénèrent l’esprit, iradient nos pupilles et traduisent l’affervescence de l’Afrique.

Sur RDV : +33(0) 6 85 74 46 50 / +33 (0) 6 15 52 14 12

Vernissage : Vendredi 11 août à partir de 18h30
Exposition en partenariat avec la galerie GONDWANA AFRICAN ART

Alun BE

Alun BE est un photographe portraitiste autodidacte, architecte de formation franco-sénégalais, né en 1981 à Dakar. Il vit et travaille entre le Sénégal, la France et les États-Unis. Il a été invité à la Biennale de Dakar 2016 et ex- pose au Musée du quai Branly – Jacques Chirac. Sa série Empowering Women rassemble les portrait de femmes –héroïnes africaines– qui toutes pourraient faire la couverture de Time : Ce sont des femmes qui, parties de rien, ont construit des empires.

Je fais partie de cette nouvelle génération d’artistes africains. On est allergique à la victimisation du continent africain, qui dit que c’est la faute aux différentes colonisation qu’au- jourd’hui l’Afrique a du mal à émerger. Nous prenons en main notre destinée, nous racontons notre histoire avec nos propres mots et notre propre sensibilité. L’Afrique sera pas respectée tant qu’elle ne se respectera pas elle-même. Elle doit pouvoir admirer sa grandeur et la faire jaillir.

Fanta DIARRA

Fanta DIARRA est une photographe née à Ségou, au Mali. Impressionnée dès sa tendre enfance par cet appareil qui permettait aux touristes d’im-mortaliser leur passage dans sa ville natale, Fanta DIARRA va se lancer sans formation dans la photographie. D’abord avec un appareil amateur qui lui permettra déjà de faire des merveilles. Ensuite, elle va se présenter avec brio au concours du Centre de formation en photographie de Bamako. Très vite, ses professeurs vont repérer son talent. Suivront plusieurs collaborations avec des institutions internationales, et de nombreuses expositions en Afrique.

Darios TOSSOU

Révéler la profondeur qui se cache dans l’obscurité de l’être.

Darios TOSSOU est né à Cotonou (Bénin) en 1991.
Il a suivi une formation en journalisme audiovisuel, se spécialise dans la photographie de mode puis évolue vers un travail plus personnel. Son oeuvre, en constante mutation, est en train d’éclore et de se révéler à l’Afrique et au reste du monde.
La série Anonymous est consécutive à une profonde remise en question de l’artiste. A une réflexion cosmologique. Qui suis-je ? Quel est mon rapport au monde ? Il se nourrit des cultures ancestrales et invente alors de nouvelles formes visuelles.
En puisant dans ses racines, Darios TOSSOU retrouve la puissance cultuelle et culturelle des rites Vaudou, emblématiques au Bénin. Il utilise le kaolin pour en badigeonner les corps qu’il photographie et symboliquement les purifier. Dans un jet mystique, le kaolin sublime les corps noirs. Les corps renaissent, comme l’artiste, qui a réussi à se reconstruire grâce à cette plongée dans le passé, dans les rites et les relations ancestrales entretenues avec les dieux.
Le questionnement de Darios se veut universel. A travers ses photographies on devine que la résilience passe par la métaphysique. Par notre rapport à l’univers et aux dieux.
Darios TOSSOU a décroché en 2018 le prix du meilleur photographe, au Festiflash, festival photo du Bénin.

Françoise BENOMAR

La couleur est ma narration, un dépassement de soi

Franco-Marocaine, Françoise BENOMAR est née à Paris puis a rejoint la couleur ocre argent du Maroc en 2002. Elle est photographe, écrivaine, historienne de l’art, critique d’art et cinéma. Sa passion pour la photo est le fruit d’un long cheminement. Si Ingres a recours à la photographie pour ses tableaux, Françoise s’inspire de la peinture pour ses oeuvres photographiques. Sa démarche artistique nous invite à des voyages visuels dans lesquels peinture et photographie se fondent.
Françoise Benomar a exposé dans de nombreuses galeries à Casablanca, à Marrakech et à Rabat (Maroc) et aussi à Dakar (Sénégal), à Abidjan (Côte d’Ivoire) et à Paris.

Nasrine SAFA

HARDO KA

J’ai longtemps pratiqué la danse classique et contemporaine et j’ai gardé un rapport singulier à la danse quelle qu’elle soit classique, contemporaine, tra-ditionnelle… Cette discipline, sorte de perfection esthétique, m’a toujours at-tirée tant par le mouvement que par la plastique des danseurs.
Cette série de photos a été prise dans mon studio photo à Dakar en 2013 avec le danseur professionnel Hardo KA. Il crée ses propres chorégraphies en s’inspirant à la fois de la danse contemporaine et de la danse africaine. Il y a dans la simplicité de ses mouvements une puissance du geste et du corps que je cherche à saisir. Le choix du noir et blanc me permet d’accentuer les lignes et les traits dessinés sur le corps du danseur.

King MASSASSY

Né en 1971 en Côte d’Ivoire, il vit et travaille au Mali. Artiste inclassable, tour à tour rappeur, comédien et photographe autodidacte. À partir de 2015, il se consacre pleinement à ses photographies vibrantes et pleines d’espoir. À travers les portraits de ses héros du quotidien, il parle de l’Afrique qu’il voudrait voir « se connaître et s’aimer » et entend bien montrer « combien l’Afrique est dynamique, inventive, fertile… ». Fotolala King Massassy a notamment exposé à la Biennale de Bamako et sur l’île de Gorée (Sénégal), à Brighton (Royaume-Uni), au Canada et en France.

Malick KEBE

La couleur est mon drapeau

Malick KEBE vit en Côte d’Ivoire. Il a 30 ans et appartient à la génération «Instagram». Ce sont les réseaux sociaux qui l’ont propulsé au-devant de la scène. En 2019 il est repéré par Apple, Twitter et Toyota. Cette consécration l’a poussé́ sur le devant de la scène en lui permettant d’exposer ses créations à Paris, Atlanta (États-Unis), Zanzibar (Tanzanie) et à Abidjan (Côte d’Ivoire). A mi-chemin entre la photo et la peinture il bouscule les codes, travaille ses photos en postproduction. Malick mise sur un élément clé : la couleur.

Anonymous Face Dario Tossou

O’kiins HOWARA

Je photographie une Afrique intemporelle, loin des clichés

O’kiins HOWARA est ivoirien. Lui aussi est issu de la génération « Instagram ». Il utilise les ressorts du smartphone et de l’ordinateur pour composer ses oeuvres. Des oeuvres où tradition et actualité se mêlent.
Les cauris (petit coquillage couleur porcelaine) sont très présents et « habillent » ses modèles. Ils ont eu plusieurs usages. Ils furent la monnaie de l’Afrique de l’Ouest mais ils ont surtout une valeur religieuse dans les manifestations cérémonielles. Spiritualité, tradition et modernité se mêlent dans les photographies d’O’kiins. Elles interrogent, laissent la place à l’imaginaire avec une palette picturale percutante.

Pamela TULIZO

Pamela TULIZO, diplômée du Market Photo Workshop de Johannesburg, est née en 1993 au Congo. Son travail Double identité est lauréat de l’édition 2020 du Prix Dior de la photographie – en partenariat avec Luma Arles et l’École de la photographie d’Arles. La série L’enfer paradisiaque réalisée en juin 2021 à Goma a été inspiré par la crise sanitaire du Covid. Elle généralise toutes les crises du Congo ou d’ailleurs afin d’interpeller les gouvernements à se préoccuper de la population.

Mon histoire est unique et personne ne peut la raconter comme moi. Il est grand temps que l’on s’approprie notre histoire et que nous la racontions avec notre propre manière d’exprimer nos mots. L’Afrique a beaucoup à offrir en termes de talents. On a tout ce qu’il faut pour cela. C’est ce que je fais. Je raconte mon histoire à travers les autres femmes. Je couvre les histoires des autres femmes à travers moi- même. Et je rejoins cette grande communauté des artistes qui veulent raconter l’histoire de l’Afrique par eux-mêmes.

Anonymous Face Dario Tossou

KEKE

BOGOKÉ

Photographe, dessinatrice et typographe, KEKE pose ses réflexions en images. Entre réalité et poésie, elle met en lumière les fractures qui opposent nos besoins artificiels et ce qu’elle aime appeler « la beauté du suffisant ». En 2021, elle part en Afrique de l’Ouest pour approfondir ses question-nements autour de la problématique des déchets et du rapport entre sur-consommation et perte d’identité. Comment, à travers les arts, imagi-ner une société avec les réalités environnementales et rêver en conscience ? Comment développer l’autonomie de chacun grâce à l’économie circulaire et la notion de responsabilité individuelle ? Au Burkina Faso, elle découvre l’association BAOBAB qui pratique le tissage traditionnel. Cette rencontre va sceller le début d’une collaboration dont naîtra le projet BOGOKÉ.