AFRIQUES

1er Juillet au 9 Août 2020

Exposition collective mettant à l’honneur des œuvres de photographie, dessin, sculpture autour de l’Afrique Subsaharienne et du Maghreb.
Retrouvez-nous dans une ambiance chaleureuse et conviviale.

Mardi à Dimanche de 14h30 à 19h et sur RdV

Avec JANE DESTE, RENAUD ARRIGHI, MABEYE DEME, FOTOLALA KING MASSASSY, MALICK SIDIBE, ALAIN WATELLIER, DARRYL EVANS, ROMAIN LAFORET, OUMAR LY, FABRICE MONTEIRO, José NICOLAS, NYABA L. OUEDRAOGO, JURGEN SCHADEBERG

JANE DESTE – sculpture, dessin

1979 – Jane Deste fait ses premiers pas de sculpteur en taillant la pierre. Elle découvre peu de temps après le modelage, qui donnera naissance aux bronzes. Cette technique correspond mieux à sa nature spontanée et rapide. Très vite, elle participe à des expositions régionales. Dès 2001 son activité prend un rythme accéléré afin de répondre à de nombreuses propositions d’expositions.
2013 – Jane est contactée par la SEMEPA pour produire une œuvre en bronze qui sera installée dans le hall d’entrée du parking du Centre des Congrès (Parking Carnot) à Aix-en-Provence. Elle vit et travaille en Provence.

« La terre – qu’il s’agisse du grès, de la faïence ou de l’argile – c’est la matière noble qui stimule ma créativité. J’aime la pétrir, l’abandonner à ses propres aléas pour la suivre dans ses méandres. Elle me dicte la voie à suivre, je lui réponds avec la plus grande liberté et le plus total engagement. Nous sommes complices le temps d’une création. Je peux la traduire en bronze. Je peux lui associer des matériaux inhabituels, comme le zinc. Elle en ressort augmentée d’un apparat qui lui insuffle un nouveau souffle. Le dessin m’apporte le même bonheur, le même plaisir dans le travail des formes, des ombres, des profondeurs, des transparences. Donner vie au sujet, créer l’émotion, c’est pour moi une autre manière de sculpter. »

http://www.jane-deste.fr

RENAUD ARRIGHI – photographie

Les photos retrouvées (photographies de Jean Pierre Arrighi).

Algérie 1960, c’est la guerre. Les « événements », c’est ainsi que l’état français et une certaine presse nomment cette Guerre sans nom qui laissera une génération entière sans voix. Jean Pierre Arrighi est appelé sous les drapeaux. Il aura la charge d’une école à Aflou, dans le Djebel Amour. Ces écoles étaient alors créées dans le cadre des Services d’Action Psychologique – autrement dit de propagande. Pendant deux ans, il photographie les enfants du village d’Aflou, vivant dans des conditions de pauvreté extrême et qui n’avaient jamais été scolarisés. Renaud Arrighi, fils de Jean Pierre, découvre après le décès de son père une boîte remplie de toutes ces photographies. Il présente cette collection dans la belle salle brute de La Grande Vitrine, au sein d’une installation photographique. Une centaine de photographies originales mises en perspective par l’écrivaine Leïla Sebbar. Un livre suivra, ainsi qu’un documentaire de création, à la recherche des adultes que ces enfants sont devenus. Renaud Arrighi est né en 1960, en Provence. Créateur, il présente son travail en France et à l’international, sur de nombreux supports (photographie, cinéma, peinture).

Site : http://tanis.over-blog.com

MABEYE DEME – photographie

Né en 1979 à Tokyo, il vit et travaille entre la France et le Sénégal. Le quotidien de la ville de Dakar est magnifié, transcendé par l’objectif du photographe. Installé derrière sa toile de tente, il parvient à capter les instants intimes des habitants de la capitale sénégalaise. Mabeye Deme utilise la texture sensible du voile comme un médium, à l’image du révélateur, utilisé en photographie argentique – ou à celle des pixels, en photographie numérique. L’usure raconte le temps qui passe, les ruptures et la distance de l’exilé avec une ville qui se dérobe toujours à son présent. Invité en résidence à la Fondation Blachère pour l’Art Contemporain Africain, à Apt (France) en 2013, son travail est ensuite exposé à la biennale Dak’Art Off (Sénégal) en 2014, puis à l’Unesco (Paris) en 2016. Ses travaux ont également été présentés à Marseille, Auxerre, Lyon et Grenoble.

FOTOLALA KING MASSASSY – photographie

Né en 1971 en Côte d’Ivoire, il vit et travaille au Mali. Artiste inclassable, tour à tour rappeur, comédien et photographe autodidacte. À partir de 2015, il se consacre pleinement à ses photographies vibrantes et pleines d’espoir. À travers les portraits de ses héros du quotidien, il parle de l’Afrique qu’il voudrait voir « se connaître et s’aimer » et entend bien montrer « combien l’Afrique est dynamique, inventive, fertile… ». Fotolala King Massassy a notamment exposé à la Biennale de Bamako et sur l’île de Gorée (Sénégal), à Brighton (Royaume-Uni), au Canada et en France.

MALICK SIDIBÉ (1936 – 2016) – photographie

Né à Soloba, Mali. De l’œuvre de Malick Sidibé on connaît d’abord les photographies de reportage, prises dans les surprises-parties organisées par des jeunes gens friands de musique et de liberté, alors que le pays se prépare à l’indépendance. En 1962, il ouvre le Studio Malick à Bamako. Le portrait va constituer la majeure partie de son travail. On vient de partout pour se faire tirer le portrait par l’œil de Bamako ! Remarqué aux premières Rencontres de la Photographie de Bamako, il est exposé à la Fondation Cartier (Paris) puis dans les grandes galeries et musées du monde entier. Il reçoit le Prix Hasselblad (Suède) en 2003 puis le Lion d’or (Venise) en 2007, pour l’ensemble de sa carrière. Il déclare : « Le visage de quelqu’un, c’est un monde. Lorsque j’en capte un, je vois le futur du monde ».

ALAIN WATELLIER – photographie

Né en 1957, il devient photographe, puis réalisateur dans une société de production audiovisuelle, dans les années 80. Il travaille pour des agences publicitaires et pour le monde industriel. Attiré par les projections géantes hors les murs, il créé des spectacles audiovisuels pour accompagner la mise en scène de pièces de théâtre ou autres événements. Aujourd’hui, après une longue histoire au service de la télévision, il revient à la photographie. Son regard est plus libre et plus intimiste, il cherche la richesse des couleurs au moment où la nuit efface le jour. Ce délicieux moment où les lumières se mélangent avec magie, avant de passer à la nuit noire.

DARRYL EVANS – photographie

Né au Cap, en Afrique du Sud, Daryl Evans quitte son pays en 1980 et s’exile en France, où il obtient l’asile politique. Après plusieurs emplois successifs (professeur d’anglais, musicien de théâtre) il se lance dans la photographie professionnelle en 1990. Il devient photographe à l’Agence Vu, travaille pour la presse et l’édition. Depuis 1991, il retourne régulièrement en Afrique du Sud. Son premier livre Afrique du Sud, de l’apartheid à la citoyenneté, a été publié chez Syros en 1994.

ROMAIN LAFORET – collection d’objets africains

Passionné par les arts ethnographiques, collectionneur depuis 15 ans et fort d’un cursus à l’Ecole Boulle (métiers du bronze), il dirige actuellement l’Atelier de Soclage Lyonnais, ce qui lui permet de mettre en valeur des collections privée, ainsi que sa propre collection. Il propose ici une sélection éclectique d’objets africains, comme un dialogue entre l’image et l’objet.

Site : http://www.atelier-soclage.fr/

OUMAR LY (1943 – 2016) – photographie

Oumar Ly est un photographe sénégalais, né à Podor dans le nord du pays, sur les rives du fleuve Sénégal. Il a livré plus de 5 000 clichés, principalement des portraits et des photos de groupe en N&B, mais également des instantanés en extérieur et du photo-reportage. Son travail témoigne de la vie quotidienne et ses mutations, dans la région historique du Fouta-Toro, qu’il a longuement sillonnée pendant quarante ans. Ses clichés constituent un témoignage unique sur la région à cette époque. À côté des portraits traditionnels, tel le notable drapé dans son grand boubou, apparaissent des prises de vue en rupture avec cette tradition : danses endiablées, nouvelles tendances vestimentaires (chaussures pointues, minijupes, pantalons pattes d’éléphant, lunettes de soleil). Il faisait alors lui-même partie intégrante de cette modernité. On a pu rapprocher le travail d’Oumar Ly de celui de Malik Sidibé (cf. plus haut) qui immortalisa les soirées de jeunes à Bamako pendant les années ’50 – ’60.

FABRICE MONTEIRO – photographie

Né en 1972 à Namur (Belgique), il grandit au Benin. Il vit et travaille à Dakar (Sénégal). La photographie de Fabrice Monteiro occupe un espace qui chevauche les genres : photoreportage, stylisme et portrait se mêlent, s’entrechoquent, pour mieux révéler l’univers métis de cet artiste. Profondément et génétiquement transculturel, Monteiro cultive sa richesse caractéristique en portant un double regard sur les thématiques qu’il aborde. La vision terrifiante d’un monde étouffé par les déchets, dans la série The Prophecy, jusqu’à des portraits hautement stylisés qui ressuscitent une Histoire oubliée. L’artiste pose des questions de société, de politique, de religion ou d’identité. Son travail feinte et esquive brillamment toute stigmatisation.

JOSE NICOLAS – photographie

Né d’un père militaire qui parcourt l’Afrique et d’une mère d’origine libano-marocaine, José Nicolas arrive en France à l’âge de dix ans. Le regard porté sur le couple mixte formé par ses parents et le déracinement de sa mère développent sa sensibilité à l’égard des destinées malmenées par l’Histoire. Aujourd’hui, il retourne parfois en Afrique et voyage en aussi Afghanistan. Basé en Normandie, il se consacre aujourd’hui à des travaux plus personnels. La beauté du monde l’attire. La soif de sérénité prend le pas sur l’urgence de dénoncer. La volonté de percer les mystères de l’existence l’emporte sur le risque de la perdre.

NYABA L. OUEDRAOGO – photographie

Né en 1978 au Burkina Faso, il vit et travaille entre Paris et Ouagadougou (Burkina Faso). Son approche photographique est à la fois documentaire et esthétique. À travers ses séries, il mène une réflexion sur les déchets électroniques et leur impact sur la nature. Il narre les multiples mutations des sociétés africaines, traduit l’ambiguïté de la représentation du réel et met en scène une représentation sociale se jouant de croyances mystiques. Son approche consiste à « ne pas montrer les images pour ce qu’elles racontent mais pour ce qu’elles traduisent ».

JURGEN SCHADEBERG – photographie

Né en 1931 en Afrique du Sud, il vit et travaille en Afrique du Sud. Photographe officiel de Drum Magazine, il fut l’un des quelques rares photographes à montrer la communauté noire d’Afrique du Sud. Il a suivi les débuts des mouvements de libération et la fin de l’apartheid. Il a documenté de nombreux événements phares, comme The Treason Trial (procès à l’encontre du Parti Communiste Sud-africain (ANC), The Sophiatown (quartier de Johannesburg) ou The Sharpeville Funerals (massacre du 21 mars 1960).