L’AILLEURS

17 Septembre au 25 octobre 2020

ELIZABETH GUYON SPENNATO, JANE DESTE, BERNARD MAGNEVILLE, PATRICK SEARLE, MALICK SIDIBÉ (1936 – 2016), FOTOLALA KING MASSASSY

Mardi à Dimanche de 15h00 à 19h et sur RdV

ELIZABETH GUYON SPENNATO – photographe

Sinologue franco-maltaise originaire d’Italie, Elizabeth Guyon Spennato quitte l’Europe très jeune pour étudier. À Pékin, elle est actrice en VO et parolière de chansons chinoises à succès. De retour en France, elle publie trois romans.
En 2003, un grave accident la rend cérébrolésée. Après une chirurgie oculaire, elle retrouve une nouvelle créativité grâce à la photographie. Lauréate de la Fondation Banque Populaire, elle publie « Regards Persans, l’âme d’une génération ». Depuis, rencontres en librairies et expositions se succèdent.

« En construisant ce projet, mon souhait n’était pas seulement de capturer la beauté des regards persans, mais aussi et surtout de dévoiler leur âme, sous un angle plus intime. Laissant ainsi les Iraniens eux-mêmes montrer, à travers leur regard, quelque chose de différent de ce qui peut être présenté dans les médias en Europe. J’ai photographié en situation, sans artifice et à distance proche, des yeux qui appartiennent à une génération dite « brûlée » et qui a tant à dire au monde ».

www.elizabethgs.com

JANE DESTE – sculpture, dessin

1979 – Jane Deste fait ses premiers pas de sculpteur en taillant la pierre. Elle découvre peu de temps après le modelage, qui donnera naissance aux bronzes. Cette technique correspond mieux à sa nature spontanée et rapide. Très vite, elle participe à des expositions régionales. Dès 2001 son activité prend un rythme accéléré afin de répondre à de nombreuses propositions d’expositions.
2013 – Jane est contactée par la SEMEPA pour produire une œuvre en bronze qui sera installée dans le hall d’entrée du parking du Centre des Congrès (Parking Carnot) à Aix-en-Provence. Elle vit et travaille en Provence.

« La terre – qu’il s’agisse du grès, de la faïence ou de l’argile – c’est la matière noble qui stimule ma créativité. J’aime la pétrir, l’abandonner à ses propres aléas pour la suivre dans ses méandres. Elle me dicte la voie à suivre, je lui réponds avec la plus grande liberté et le plus total engagement. Nous sommes complices le temps d’une création. Je peux la traduire en bronze. Je peux lui associer des matériaux inhabituels, comme le zinc. Elle en ressort augmentée d’un apparat qui lui insuffle un nouveau souffle. Le dessin m’apporte le même bonheur, le même plaisir dans le travail des formes, des ombres, des profondeurs, des transparences. Donner vie au sujet, créer l’émotion, c’est pour moi une autre manière de sculpter. »

http://www.jane-deste.fr

BERNARD MAGNEVILLE – photographe

Praticien en Odontologie à Marseille, Bernard MAGNEVILLE photographie avec passion depuis de nombreuses décennies. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages et expositions. Son regard humaniste et coloriste s’affirme aujourd’hui au travers des différents séjours photographiques vers des contrées lointaines et plus particulièrement d’Afrique. L’Afrique avec la richesse de ses couleurs et la spontanéité de ses populations, qui offre ses splendeurs à l’objectif du photographe.

Pourquoi « l’ailleurs”, pourquoi voyager pour photographier? L’ailleurs est un privilège, une échappée du quotidien qui permet de rafraichir son regard et d’errer au bonheur des rencontres, et enfin de «déclencher» sans contrainte. 

Pigments d’Afrique…
C’est à Saint-Louis, Ndar en Wolof, l’une des plus grandes villes du Sénégal et, historiquement, l’une des plus importantes, que j’ai posé mon regard. Autant d’images, de moments intenses et colorés à travers lesquels tout un chacun peut ressentir les ambiances, les odeurs, la chaleur, le silence et le bruit.

www.flickr.com/photos/bernardmagnevilles

PATRICK SEARLE – photographe

Tout jeune, patient et méticuleux, Patrick était déjà à la recherche de détails éveillant son imagination et sa sensibilité. Observant la nature sous toutes ses formes, de par le monde il s’intéresse à la richesse des valeurs humaines et à ses variétés d’expressions. La photographie lui permet de s’exprimer.

« Au Mali en 2019, déambulant dans les rues de Bamako, mon ouïe m’interpella au son d’une fête de mariage animée par de nombreuses et belles personnes dansant au rythme de percussions. Par ailleurs, invité durant une conférence pour la réconciliation des peuples, j’ai pu voir et écouter une honorable chanteuse en hommage à la femme, devant un auditoire dédié à cette cause. Ces grands moments de qualité et beauté humaine, me génèrent émotions et respects pour ces peuples résilients face à leurs difficultés. »

www.patricksearle-photo.com

ROMAIN LAFORET – collection d’objets africains

Passionné par les arts ethnographiques, collectionneur depuis 15 ans et fort d’un cursus à l’Ecole Boulle (métiers du bronze), il dirige actuellement l’Atelier de Soclage Lyonnais, ce qui lui permet de mettre en valeur des collections privée, ainsi que sa propre collection. Il propose ici une sélection éclectique d’objets africains, comme un dialogue entre l’image et l’objet.

Site : http://www.atelier-soclage.fr/

MALICK SIDIBÉ (1936 – 2016) – photographie

Né à Soloba, Mali. De l’œuvre de Malick Sidibé on connaît d’abord les photographies de reportage, prises dans les surprises-parties organisées par des jeunes gens friands de musique et de liberté, alors que le pays se prépare à l’indépendance. En 1962, il ouvre le Studio Malick à Bamako. Le portrait va constituer la majeure partie de son travail. On vient de partout pour se faire tirer le portrait par l’œil de Bamako ! Remarqué aux premières Rencontres de la Photographie de Bamako, il est exposé à la Fondation Cartier (Paris) puis dans les grandes galeries et musées du monde entier. Il reçoit le Prix Hasselblad (Suède) en 2003 puis le Lion d’or (Venise) en 2007, pour l’ensemble de sa carrière. Il déclare : « Le visage de quelqu’un, c’est un monde. Lorsque j’en capte un, je vois le futur du monde ».

FOTOLALA KING MASSASSY – photographie

Né en 1971 en Côte d’Ivoire, il vit et travaille au Mali. Artiste inclassable, tour à tour rappeur, comédien et photographe autodidacte. À partir de 2015, il se consacre pleinement à ses photographies vibrantes et pleines d’espoir. À travers les portraits de ses héros du quotidien, il parle de l’Afrique qu’il voudrait voir « se connaître et s’aimer » et entend bien montrer « combien l’Afrique est dynamique, inventive, fertile… ». Fotolala King Massassy a notamment exposé à la Biennale de Bamako et sur l’île de Gorée (Sénégal), à Brighton (Royaume-Uni), au Canada et en France.